Histoire de la PUMA GTE, la belle brésilienne

Le constructeur automobile brésilien PUMA, proposa de 1967 à 1993 divers modèles à vocation sportive, utilisant tour a tour des composants DKW, Volkswagen, puis General Motors

C’est la PUMA GT, qui donna ses lettres de noblesse à ce véhicule « made in Brasil », et permit sa fabrication en Afrique du Sud, et son exportation vers l’Europe …

La Puma GT 1600, appelation destinée au marché brésilien, avait en sa version GTE, un modèle légèrement plus élaboré, destiné aux marchés extérieur, et donc affublé de la lettre E pour exportation.

La version 1600, dont la production débuta en 1970, (Modèle P3)était la suite logique de la fabrication des premieres unités de GT 1500 réalisées en 1968 (P1) et 1969 (P2)

Construite, comme ses devancières en fibre de verre, elle obtint les meilleures scores de fabrication de toute la gamme avec 8705 unités produites .

De 1968 à 1975, les coupés étaient connus, sous l’appelation de « Tubarao », requin en portugais, pour la ressemblance des entrées d’air latérales avec les ouies bien connues du squale .

Equipée du nouveau moteur VW boxer 1600 cc, de freins à disques à l’avant, d’un nouveau parebrise d’une ouverture du capot avant inversé, et d’équipements tels les feux de détresse, un allume cigare, nouveau système de ventilation, lave glace, d’un intérieur plus raffiné, elle ne manqua pas rapidement de dépasser les chiffres de production relativement confidentiels de ses devancières , à tel point que la liste d’attente pour la fourniture d’un modèle monta jusqu’à plus d’un an, au grand dam des acheteurs, pressés de voir leur commande réalisée !

En 1971, seuls les coupés GTE (export), occupent la chaine de production, un dérivé , le Spyder GTE, sera néanmoins produit à 223 exemplaires entre 1971 et 1972.

Continuant sa mutation, le modèle GTE, recoit de nouveaux éléments, le rendant éligible au marché américain, clignotants sur les cotés, panneau AR plus imposant pour recevoir un nouvel éclairage de plaque .

En option des kits « sportifs », 1600 et 1800 S, destinés a augmenter la puissance moteur et des éléments de mesure  pour la planche de bord (niveau de pression d’huile et de température moteur)

Les clignotants avant, sont désormais d’origine FORD Corcel, (demande du marché Suisse), les feux AR, de la SAAB Sonet III .

En 1973, nouveaux clignotants frontaux , base HONDA 400 Four !!! . Remplacement des poignées de porte datant de l’époque PUMA DKW, ou les éléments de la Fissore, faisaient loi, modification de la carrosserie, avec de plus grandes ouies « Tubarao »; éléments du tableau de bord plus visibles, volant de 340mn de diamètre, ceintures de sécurite VW, nouvel échappement made by PUMA.

Le kit S, avait amené la puissance du 1600cc, jusqu’à 90 CV, en paralèle une petite production de 7 modèles « RALLYE », vit le jour .

1974, n’apporta pas grande modification, si ce n’est hélas l’abandon des bulles de phare en plexiglass De nouveaux essuie-glace à débattement parralèle, et non plus croisé .La société , s’attachant surtout à standardiser un maximum de pièces, pour faciliter la production, toujours pénalisée par des délais importants .

1975, fut la dernière année de fabrication du modèle Tubarao . Retour à un volant de 320mm, moins incliné, et surtout adoption de nouvelles roues , et de pneus taille basse . AV 185/70 R14 . AR 195/70 R14.

En 1976, l’arrêt de la production par KARMANN-GHIA do Brasil de son modèle TC, priva PUMA de sa plateforme habituelle , et décision fut prise de se tourner vers la base de la VW Brasilia, pour continuer la production. Ce choix, s’accompagna de la mise en place d’un nouveau moteur 1600 à double carburateurs, de nouveaux amortisseurs, freins,et suspension.

En avril de cette même année, le gouvernement brésilien, leva l’interdiction d’importation des modèles fabriqués à l’étranger …Peu se doutaient alors de l’impact que cette mesure aurait sur le devenir de la marque PUMA qui aurait dans le futur à lutter contre une concurence européene et japonaise bien plus structurée .

Visuellement la 1600 GTE subit une modification majeure, avec le remplacement des fameuses entrées d’air « Tubarao », par une vitre latérale, amenant plus de visibilité dans certaines manoeuvres . L’ouverture des portes plus ample, facilita également les entrées sorties du conducteur et du passager. Les feux AR du kombi, placés à l’horizontale, complétèrent un package dont la pièce maîtresse , était le nouvel échappement fabriqué par la société Kadron, reconnaissable par son son si particulier .

1978, vit l’apport de quelques modifications concernant le moteur .

En 1980, l’appelation des modèles changea, la GTE, devint GTI, et le cabriolet GTS, pris le sigle GTC.

Les modèles GTE/GTS, ont marqué l’age d’or de l’entreprise PUMA, qui en 1981, subit de plein fouet deux évènements qui allaient marquer le début de la fin pour la marque brésilienne.

L’usine de montage de l’avenue Président Wilson, fut victime d’une terrible inondation qui endommagea gravement les lignes de production . Cette même année les autorités américaines refusèrent l’entrée de 150 modèles , de nouvelles normes sur les voitures de sport, ayant été édictées alors que les véhicules commandés étaient au milieu de l’Atlantique .

Pur une entreprise de la taille de PUMA, cette décision, entraina le début des ennuis financiers qui minèrent l’entreprise jusqu’à son dépôt de bilan en 1993.

Pierre JACQUES.

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